L’architecture cognitive de l’homme et ses conséquences dans l’enseignement – en visio-conférence
Résumé
Lorsqu’il est en situation d’apprentissage, l’homme peut acquérir des connaissances dites primaires ou secondaires. Notre espèce a évolué de façon à acquérir inconsciemment des connaissances primaires au fil de nombreuses générations. A contrario, les connaissances secondaires sont des connaissances culturelles que notre évolution ne nous a pas permis d’acquérir de la même manière.
Les institutions éducatives ont justement été créées pour enseigner ces connaissances secondaires. Elles peuvent être acquises soit par la résolution de problèmes soit par la communication orale ou écrite en interaction avec d’autres personnes – cette dernière étant beaucoup plus efficace. Une fois acquises, les connaissances secondaires sont traitées par la mémoire de travail dont la capacité et la durée restent limitées, avant d’être stockées en vue d’une utilisation ultérieure dans la mémoire à long terme dont la capacité et la durée sont illimitées. Ces informations sont ensuite retransférées de la mémoire à long terme vers la mémoire de travail en fonction des signaux qui proviennent de l’environnement extérieur afin d’y répondre de façon appropriée.
Or, la mémoire de travail n’a pas de limites connues lorsqu’elle traite des informations familières qui lui proviennent de la mémoire à long terme. La théorie de la charge cognitive se fonde sur cette architecture pour concevoir des méthodes d’enseignement destinées précisément à réduire la charge inutile de la mémoire de travail lors de l’acquisition de connaissances secondaires.
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