Accéder à l'en-tête Accéder au contenu principal Accéder au pied de page

Pour sa septième édition, le Prix Chercheurs en Actes a reçu 28 candidatures issues de 18 académies, témoignant du dynamisme des initiatives qui rapprochent la recherche en éducation et les pratiques professionnelles.

À l’issue d’un préjury composé des représentants des institutions partenaires du Prix – Réseau Canopé, la GMF et le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) –, neuf projets ont été retenus pour être présentés au jury national.

Réuni le mardi 30 juin, ce jury, composé des représentants de Réseau Canopé, du réseau des INSPE, de l’Institut français de l’éducation (IFÉ), de l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF), du Bureau de l’innovation pédagogique de la DGESCO, de la GMF et du Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN), avait pour mission de désigner les lauréats de cette septième édition.

Les membres du jury ont unanimement salué la très grande qualité des projets présentés. Ils ont notamment souligné leur solide adossement à la recherche, la rigueur des démarches expérimentales engagées ainsi que l’engagement des équipes à faire évoluer leurs pratiques en s’appuyant sur les résultats de la recherche.

Au regard de l’excellence des projets examinés, le jury a désigné un lauréat dans chacune des catégories École, Collège et Lycée. Il a également souhaité distinguer, à titre exceptionnel, un projet particulièrement innovant en lui décernant une mention spéciale.

Découvrez les projets récompensés lors de cette septième édition du Prix Chercheurs en Actes.

Lauréat dans la catégorie Ecole – La circonscription de Belley

Comment mieux enseigner l’orthographe en s’appuyant sur les résultats de la recherche ? C’est le défi relevé par la circonscription de Belley dans l’académie de Lyon avec un projet consacré à l’enseignement explicite des régularités orthographiques.

Alors que l’orthographe reste une difficulté majeure pour de nombreux élèves à l’école primaire, comme le montrent les évaluations nationales, la circonscription de Belley a mené un projet ambitieux pour aider les élèves à mieux comprendre la langue pour mieux écrire.

Fondée sur un protocole expérimental rigoureux associant observations de terrain, données quantitatives et qualitatives et didactique du français, cette démarche de la circonscription de Belley a mobilisé enseignants, chercheurs et institution autour d’un même objectif : améliorer durablement les apprentissages des élèves. Un projet exemplaire, profondément ancré dans les réalités de la classe et pensé pour être diffusé largement auprès des équipes pédagogiques.

Lauréat dans la catégorie Collège – Le collège Gisèle Halimi

Comment permettre à chaque élève de devenir acteur de ses apprentissages, quels que soient son parcours ou ses difficultés ? Au collège Gisèle Halimi à Aubervilliers, une équipe pluridisciplinaire a développé une démarche pour renforcer les compétences métacognitives des élèves.

Mené en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) sur plusieurs années, le projet s’appuie sur les apports des sciences cognitives et de la conception universelle des apprentissages pour aider les élèves à mieux comprendre le fonctionnement de leur cerveau, à développer leur autonomie et à porter un regard positif sur l’erreur. Grâce à des parcours personnalisés, à un suivi de cohorte et à un accompagnement des équipes enseignantes, il fait évoluer les pratiques pédagogiques afin de mieux répondre à l’hétérogénéité des élèves.

Conduit en partenariat avec le Lab Psydé, le projet du collège Gisèle Halimi associe accompagnement des enseignants, suivi de cohorte et outils pédagogiques personnalisés pour faire évoluer durablement les pratiques. Il illustre une démarche scientifique ambitieuse, adossée solidement à la recherche et au fort potentiel d’essaimage, déjà engagé auprès d’autres établissements du secteur.

Lauréat dans la catégorie Lycée – Le lycée professionnel Gaspard Monge

Au lycée professionnel Gaspard Monge de Savigny-sur-Orge, dans l’académie de Versailles, une équipe d’enseignants a choisi d’explorer les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour mieux accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers dans leurs apprentissages.

Face aux difficultés rencontrées par de nombreux élèves pour comprendre les consignes, s’approprier un vocabulaire professionnel spécialisé ou travailler en autonomie, elle a conçu un assistant pédagogique capable de simplifier les textes, de proposer une lecture vocale, d’expliciter les termes complexes et de guider progressivement les élèves dans la réalisation des activités.

Développé en partenariat avec le laboratoire CHArt (UPEC/CNRS), le projet du lycée Gaspard Monge s’appuie sur une démarche expérimentale rigoureuse afin d’évaluer l’impact de cet outil sur les apprentissages et l’autonomie des élèves. Au-delà de l’innovation technologique, il interroge avec discernement la place de l’intelligence artificielle dans la classe et montre comment celle-ci peut devenir un levier au service d’une pédagogie plus inclusive, en renforçant l’autonomie des élèves sans se substituer au rôle de l’enseignant.

Mention spéciale – L’école maternelle publique Saint Germain l’Auxerrois

À l’école maternelle Saint-Germain l’Auxerrois, dans l’académie de Paris, le temps de sieste est repensé pour s’adapter aux besoins réels de chaque enfant.

Convaincue que le sommeil constitue un levier essentiel pour les apprentissages et le bien-être, l’équipe éducative a ouvert un espace de repos quotidien à tous les élèves qui en ressentent le besoin, bien au-delà de la seule petite section. Cette organisation, fondée sur les connaissances scientifiques relatives au sommeil de l’enfant, s’accompagne d’un protocole d’évaluation associant observations de terrain, questionnaires, tests cognitifs et comparaison avec une école témoin.

Conduit depuis trois ans en partenariat avec des chercheurs, le projet se distingue par la qualité de sa structuration, la richesse des données recueillies et la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative. Il ouvre des perspectives originales pour mieux prendre en compte les rythmes biologiques des élèves et faire du sommeil un véritable levier au service de leur réussite scolaire.

Prix d’Excellence

Pour la première fois, le jury a récompensé de façon exceptionnelle des études qui se distinguent par leur exemplarité expérimentale et scientifique, et dont les résultats ont vocation à être appropriés à grande échelle.

Ces Prix d’Excellence ont été décernés à :

  • Sébastien Goudeau, professeur à l’université de Poitiers et chercheur au CeRCA pour le projet « Inégalités sociales à l’école maternelle : construction, mécanismes et réduction »

Ce programme de recherche du CeRCA étudie la manière dont les inégalités sociales se construisent dès l’école maternelle à travers les interactions entre les enseignants et les élèves lors des temps de regroupement en classe. En s’appuyant sur des observations de terrain à grande échelle, il montre que les écarts de participation orale ne s’expliquent pas uniquement par les compétences des élèves, mais aussi par des mécanismes de socialisation et certaines pratiques enseignantes qui peuvent, malgré elles, contribuer à leur reproduction. Mené en étroite collaboration avec les équipes éducatives, ce programme conçoit et évalue des interventions fondées sur la recherche afin d’identifier des leviers concrets pour favoriser une participation plus équitable et faire de l’école maternelle un véritable espace d’égalité des chances.

 

  • Mélanie Maximino, post-doctorante au LaPsyDE de l’université Paris-Cité, pour le projet « La métacognition dès l’école maternelle, un levier de réduction des inégalités éducatives ? »

Ce programme de recherche du LaPsyDE explore le rôle de la métacognition comme levier de réussite scolaire et de réduction des inégalités dès l’école maternelle, en associant étroitement chercheurs, enseignants et formateurs dans une démarche « du laboratoire à la classe ». Fondé sur plusieurs études menées en contexte scolaire réel, les premiers résultats montrent que le développement des compétences métacognitives, notamment lorsqu’il s’accompagne d’une formation des enseignants, favorise les apprentissages en langage et en mathématiques. Le programme est aujourd’hui en cours de diffusion à grande échelle à travers des formations, des ressources pédagogiques et des partenariats avec le ministère de l’Éducation nationale.

 

  • Nicolas Danglade, IA-IPR dans l’académie d’Aix-Marseille, pour le projet « L’enseignement explicite en Sciences économiques et sociales »

L’inspection de Sciences économiques et sociales de l’académie d’Aix-Marseille a conduit une recherche de grande ampleur afin d’évaluer l’impact de l’enseignement explicite sur les apprentissages, en mobilisant 90 enseignants volontaires et 3 600 élèves répartis entre groupes expérimental et témoin. Les premiers résultats montrent des effets positifs sur les performances des élèves et la mise en œuvre des programmes, tout en faisant de cette démarche collaborative un levier de transformation des pratiques professionnelles fondé sur la recherche de preuves.

Envie d'en savoir plus ?

Découvrez l’ensemble des informations relatives au Prix Chercheurs en Actes en cliquant sur le lien ci-dessous !

Découvrir le Prix

S'abonner à la Lettre du Passeurs

« * » indique les champs nécessaires

Format attendu : nom@domaine.fr
Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer les lettres d'information du CSEN. Vous pouvez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans la lettre d'information. En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits