- Sortir de l’approche « attendre l’échec » :
Les trajectoires d’apprentissage s’établissent tôt et sont stables sans intervention. Une intervention rapide, adaptée et intensive est essentielle pour éviter que les écarts entre élèves en difficulté et leurs pairs ne se creusent davantage.
- Approche des Systèmes de Soutiens à Paliers Multiples (SSPM) :
Ce modèle différencié offre trois niveaux de soutien (universel, ciblé, intensif) adaptés à la sévérité des difficultés des élèves et à leurs besoins.
- Réponse à l’intervention (RàI) :
C’est une implémentation spécifique des SSPM qui vise à s’assurer que tous les élèves, y compris ceux qui présentent des difficultés, reçoivent un soutien approprié et en temps opportun, en s’appuyant sur des pratiques fondées sur des preuves et des stratégies de prévention.
Le palier 1 (enseignement de qualité pour tous) joue un rôle préventif fondamental en réduisant les écarts d’apprentissage et en limitant l’impact des facteurs externes comme l’origine sociale.
Un palier 1 efficace doit permettre à la grande majorité (c’est-à-dire 80 à 85 %) des élèves de réaliser les apprentissages prévus dans le programme d’enseignement sans intervention supplémentaire. Lorsque le pourcentage des élèves jugés à risque ou en difficulté est significativement plus élevé que 20 %, la priorité n’est pas de mettre en place des interventions au palier 2 ou 3, mais de relever l’efficacité du palier 1.
Si un élève rencontre des difficultés persistantes, il doit bénéficier d’un soutien ciblé au Palier 2. Ce niveau implique une prise en charge plus individualisée, généralement en petit groupe à besoins similaires, et adaptée à ces besoins.
Au palier 2 comme au palier 3, l’intensité de l’intervention est une condition nécessaire pour favoriser l’efficacité. Eviter le saupoudrage.
Lorsque les difficultés sont plus importantes et résistent aux interventions des paliers précédents, un soutien intensif doit être mis en place. Cela inclut des programmes plus spécialisés et des interventions sur mesure (par ex. 16 semaines à raison de 4 ou 5 séances de 45 à 60 minutes par semaine).
Des évaluations régulières comme les évaluations nationales permettent d’identifier les élèves ayant besoin de soutien et d’ajuster l’enseignement pour améliorer la progression.
le suivi aux paliers supérieurs joue un rôle déterminant dans la décision de mettre fin à l’intervention parce qu’elle n’est plus nécessaire ou d’en modifier les paramètres parce que son efficacité est insuffisante.