La 7ème édition est terminée !
Découvrez dès à présent les projets lauréats sélectionnés par le jury national.
Circonscription de Belley – Académie de Lyon
Alors que l’orthographe reste une difficulté majeure pour de nombreux élèves à l’école primaire, et que les évaluations nationales montrent que ces obstacles persistent malgré un enseignement régulier, ce projet explore l’effet d’un enseignement plus explicite des régularités de la langue, associé à des dictées réflexives en lien direct avec les notions étudiées.
Mené dans plusieurs écoles d’une même circonscription, il s’appuie sur des observations de classe, des productions d’élèves et des dispositifs issus de la recherche en didactique du français. La circonscription de Belley a mené un projet ambitieux pour aider les élèves à mieux comprendre la langue pour mieux écrire.
Collège Gisèle Halimi – Académie de Créteil
Comment permettre à chaque élève de devenir acteur de ses apprentissages, quels que soient son parcours ou ses difficultés ? Au collège Gisèle Halimi à Aubervilliers, une équipe transdisciplinaire a fait le pari que chaque élève peut apprendre à apprendre.
En enseignant explicitement le fonctionnement du cerveau et en travaillant les compétences métacognitives transversales (autonomie, coopération, regard sur l’erreur), l’équipe a bâti un cadre à la fois sécurisant et exigeant. Grâce au numérique et à l’entraide, tous les élèves, même les plus en difficulté, progressent et deviennent acteurs de leur scolarité.
Ce projet, adossé à la recherche en sciences cognitives, essaime aujourd’hui au lycée professionnel voisin pour offrir ce même cadre aux élèves les plus éloignés de l’école.
Lycée professionnel Gaspard Monge – Académie de Versailles
Au lycée professionnel Gaspard Monge de Savigny-sur-Orge, beaucoup d’élèves peinent à comprendre seuls les consignes de leurs cours. Dyslexie, troubles de l’attention, barrière de la langue : les difficultés s’accumulent et le professeur ne peut pas aider tout le monde en même temps.
Une équipe d’enseignants a donc décidé de créer un assistant numérique qui simplifie les textes, lit les consignes à voix haute et explique les mots difficiles. Testé auprès de 64 élèves avec un protocole encadré par des chercheurs du CNRS, l’outil a permis aux élèves qui l’utilisaient de progresser de 7 points sur 20, contre 2 pour les autres. Les demandes d’aide à l’enseignant ont chuté de 90%.
La prochaine étape ? Développer un mode capable de guider la réflexion par des questions pour rendre les élèves encore plus autonomes.
Ecole maternelle Saint Germain l’Auxerrois – Académie de Paris
Au sein de l’école maternelle parisienne Saint-Germain l’Auxerrois, le temps de sieste est repensé pour s’adapter au rythme de chaque enfant.
Tous les élèves — même les plus grands — peuvent ainsi dormir après le déjeuner s’ils en ont besoin. Tapis, coussin, pénombre douce : chaque enfant installe lui-même son couchage et se repose selon son propre rythme.
Les résultats sont là : 70 % des moyennes sections s’endorment chaque jour, les enseignants constatent moins d’agitation et plus de disponibilité, et les tests montrent une meilleure mémorisation des apprentissages du matin. Ce dispositif simple, fondé sur la science du sommeil, est au service du bien-être et de la réussite de tous les élèves — en particulier les plus fragiles.
Le jury a désigné 3 Prix d’Excellence pour cette édition 2026 :
- Sébastien Goudeau, professeur à l’université de Poitiers pour le projet « Inégalités sociales à l’école maternelle : construction, mécanismes et réduction »
- Mélanie Maximino, post-doctorante au LaPsyDE, pour le projet « La métacognition dès l’école maternelle, un levier de réduction des inégalités éducatives ? »
- Nicolas Danglade, IA-IPR dans l’académie d’Aix-Marseille, pour le projet « L’enseignement explicite en Sciences économiques et sociales »
En attendant la 8ème édition qui sera lancée en novembre 2026, vous pouvez déjà consultez le règlement, la grille de critères de notation, ainsi que la foire aux questions ci-dessous.
Besoin d’accompagnement dans le dépôt de votre dossier ?
Retrouvez les réponses à vos questions dans la Foire aux Questions ci-dessous.
Foire aux questions
Le Prix est ouvert aux établissements de tout niveau d’enseignement (du secteur public et du secteur
privé sous contrat d’association avec l’Etat), et à l’ensemble des services déconcentrés et des
opérateurs de l’Éducation nationale (DSDEN, rectorats, INSPE…). Il s’adresse à tous les personnels de
l’éducation nationale : enseignants et non enseignants(vie scolaire, administratif, sociaux et de santé),
titulaires et contractuels, étudiants en préprofessionnalisation, apprentis, équipes de circonscription,
etc.
Il n’est pas remis à une personne en particulier mais à l’établissement ou au service afin de mettre en
valeur les initiatives portées par des équipes interpersonnelles. Le Prix encourage en effet fortement
le travail collaboratif entre pairs, entre métiers, au sein ou entre établissements, ainsi bien entendu
qu’avec des chercheurs (cf. critère d’évaluation des candidatures n°5 « multiplicité et diversité des
collaborations »).
Dans le cas d’un établissement scolaire, l’accord du directeur de l’établissement est indispensable. Le
dossier de candidature permet d’indiquer ses coordonnées de même que ceux du responsable du
dossier (qui peut être la même personne).
Dans le cas où le dépositaire n’est pas un établissement scolaire, l’accord du responsable hiérarchique
n’est pas indispensable. Il peut bien entendu toutefois être mentionné.
Un dossier de candidature doit être renseigné. Il est téléchargeable à partir du lien : chercheursenactes.fr.
Une fois complété, ce dossier devra être déposé sur cette même page, avant le
13 avril 2026, date de clôture des candidatures.
L’ensemble des informations relatives au Prix et aux candidatures sont accessibles sur le site officiel
du Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN).
Le règlement ainsi que les critères
d’évaluation des candidatures sont notamment consultables et téléchargeables sur cette page.
Le Prix « Chercheurs en Actes » récompense les projets qui visent à améliorer l’apprentissage des
élèves, à partir de l’expérimentation d’une pratique susceptible d’être efficace sur la base de la
littérature scientifique.
Les critères principaux d’évaluation des candidatures sont les suivants :
- les initiatives doivent avoir été nourries par la recherche et l’expérimentation ;
- viser à améliorer les compétences et les connaissances des élèves ;
- avoir été éprouvées en classe avec un déploiement possible au sein d’autres établissements
Expérimenter permet de montrer une relation causale en évaluant les effets d’une intervention sur des connaissances et des compétences :
- en mesurant les progrès effectués entre les pré-tests (avant l’intervention) et les posttests
(après l’intervention) - en les comparant à un groupe contrôle qui n’aura pas bénéficié de l’intervention.
Il est attendu des équipes candidates qu’elles précisent les connaissances et compétences qui sont visées et les indicateurs pour les évaluer.
Il est possible de mentionner l’un ou plusieurs des objectifs proposés :
- Égalité des chances (réduction des inégalités pour un accès facilité à la réussite scolaire) ;
- Confiance en soi et envie d’apprendre (facilitation de l’autorégulation des apprentissages et de la
confiance des élèves dans leur réussite) ; - Handicap et scolarité inclusive (inclusion de tous les enfants dans le milieu scolaire)
Le dossier de candidature permet de mentionner plusieurs objectifs tout en précisant l’objectif dominant et les objectifs secondaires.
Le jury de sélection des candidatures est composé des représentants des 8 parties prenantes organisatrices du Prix Chercheurs en Actes : CSEN, Conférence des recteurs, Réseau Canopé, réseau des INSPE, IH2EF, IFE, programme IDEE et GMF Assurances.
Il se réunit en juin et sélectionne 3
dossiers parmi les dossiers présélectionnés. En fonction de la qualité des dossiers, le jury se réserve le
droit de sélectionner et remettre un Prix supplémentaire. Ce 4ème Prix sera également désigné comme Lauréat.
Les dossiers sont évalués à partir des 5 critères suivants :
- Contribution aux valeurs d’équité et de réussite scolaire
- Adossement à la recherche
- Approche expérimentale
- Engagement dans le projet
- Résultats et effets
La sélection est opérée à partir de la moyenne des notes obtenues pour chacun des six critères (selon un barème de 1 à 5).
Les 3 candidats lauréats ainsi que les candidats non retenus sont informés par mail après la tenue du jury.
Les résultats sont ensuite communiqués sur le site du CSEN (avant la fin du mois de juin).
Une cérémonie de remise des Prix est organisée au mois d’octobre.
Les quatre établissements ou services lauréats disposent d’un soutien financier à hauteur de 5 000 euros.
Ils bénéficient également de l’accompagnement scientifique et méthodologique des équipes du CSEN et du programme IDEE de façon à faciliter le déploiement expérimental du projet.
La rédaction du dossier doit être claire et synthétique. Elle est limitée à un nombre de caractères, espaces compris, indiqué pour chaque partie (par exemple, résumé du projet : 1500 signes).
Ce n’est pas obligatoire, mais il est possible de joindre au dossier des ressources complémentaires pour illustrer le propos. PDF, photos, vidéos, ou encore audio peuvent préciser utilement le dossier, en illustrant concrètement le projet présenté.
Le lien de consultation des vidéos est à communiquer au jury : les fichiers vidéos, en raison de leur taille, sont nécessairement hébergées en ligne.
Bien sûr, le cas échéant un dossier sera à constituer pour chaque projet présenté.
Un même candidat est autorisé à présenter plusieurs candidatures pour différents projets mais ne pourra remporter qu’un seul Prix, toutes catégories confondues.
Il convient de présenter un projet pour lequel des indicateurs ont été clairement définis et qui aura entamé sa phase expérimentale. Si la possibilité d’une évaluation n’est pas garantie au moment du dépôt du dossier de candidature, il est préférable de reporter l’inscription afin de prendre le temps de construire le projet, de disposer d’indicateurs clairement définis pour pouvoir l’évaluer. Une
intention ou un projet en construction sans évaluation ne sont pas suffisants.
Toutefois, si le projet non finalisé connait un adossement fort à la recherche (partenariat avec une équipe de recherche dont le projet comprend des résultats intermédiaires), il est possible de ne pas se censurer et
candidater.
Les projets non finalisés identifiés par le jury en raison de leur très bonne intention sont récompensés l’année suivante.
Le projet débutant peut tout à fait être présenté. Une intention rigoureuse, une appropriation de la démarche d’évaluation et bien sûr un début de collaboration sont suffisants.
Toutes les expérimentations peuvent être présentées, aussi bien celles qui débutent, que celles en cours ou terminées, à partir du moment où le projet est concret et la mise en œuvre, effective.
Tout à fait. Expliquer la genèse du projet, exprimer les questions qui se sont posées et dire où le projet en est au moment de la candidature est primordial et bien sûr, très intéressant.
Les membres du jury ont conscience du fait qu’il s’agit d’un critère particulièrement exigeant en termes de mise en œuvre. Il n’est pas donc attendu que le projet soit nécessairement passé à une moyenne ou grande échelle d’emblée mais simplement qu’il y ait une intention qui soit précisée, particulièrement la méthode utilisée : expliquer comment est envisagé le passage à l’échelle par la
suite pour dépasser le niveau établissement, la mise en œuvre progressive envisagée pour ce
passage à l’échelle.
Ce groupe expérimental peut relever d’une ou de plusieurs classes ou professeurs de l’établissement ou d’un autre établissement n’ayant pas encore accès aux interventions, dans la même circonscription ou en dehors.
La présence de chercheurs associés au projet n’est pas une condition nécessaire pour candidater.
L’essentiel est de
prendre appui sur les travaux de recherche dont vous avez eus connaissance dans le cadre de
lectures et de formations, pour fonder votre action. Il importe de clarifier le rôle tenu par ces recherches dans la mise en œuvre du projet.
Des contacts en académie sont à votre disposition pour vous accompagner dans la réalisation du projet : les CARDIE qui pourront faciliter la mise en relation avec des équipes de recherche ; les institutions relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche, le CSEN et le programme IDEE qui peuvent vous renseigner sur le type de chercheurs correspondant au projet envisagé et communiquer les laboratoires rattachés au CNRS sur les questions d’éducation.
Tous chercheurs internationaux peuvent participer à partir du moment où le dossier est porté par un enseignant français relevant de l’Éducation nationale.