- Le bilinguisme n’est pas un handicap
Les études montrent simplement qu’en moyenne, les enfants qui acquièrent deux langues ont un petit retard/ou délai en termes d’apprentissage, par rapport aux enfants monolingues, lorsque les compétences des enfants bilingues sont évaluées dans la langue dans laquelle ils ont de moindres compétences. À l’inverse, lorsqu’elles sont évaluées dans leur langue dominante, la majorité d’entre eux est aussi compétente que les monolingues, et même davantage si on additionne l’ensemble du répertoire chez les bi/plurilingues.
- Si les compétences langagières sont impactées négativement par des conditions socio-économiques défavorisées, l’acquisition de plusieurs langues peut contribuer à compenser l’impact négatif de ces conditions, et à favoriser le développement des mécanismes cognitifs non linguistiques.
- Pour favoriser des interactions de qualité, il est important d’encourager les parents à parler la ou les langues dans lesquelles ils se sentent les plus à l’aise.
- Les recommandations des instances européennes insistent sur les résultats de la recherche internationale qui montrent l’intérêt d’une éducation plurilingue et interculturelle pour la réussite de tous les élèves.
- De même les textes officiels français soutiennent l’éveil à la diversité linguistique (comptines, histoires dans différentes langues…) pour développer le crible phonologique et aider les élèves à transférer des compétences d’une langue à l’autre, notamment vers le français.
- De nombreuses pratiques pédagogiques éprouvées par la recherche scientifique permettent d’activer ces transferts au bénéfice du français et de la compréhension des différentes disciplines.
- Le modèle du diamant langagier qui représente les répertoires plurilingues des élèves en classe permet de développer de nombreuses activités en fonction des facettes travaillées :
Explorer les langues et cultures présentes en classe, les comparer, utiliser et du matériel multilingue, entrainer les élèves à devenir tuteur/trice les un·e·s des autres, mobiliser les environnements extérieurs à la classe, proposer des activités de co-éducation avec les parents et favoriser le travail conjoint de l’ensemble du personnel éducatif. Le film «le diamant langagier» offre des exemples pour chaque facette du diamant qui montre comment rejoindre les objectifs des programmes selon les cycles.
- Les classes multilingues sont un levier pour les apprentissages mais également pour le vivre ensemble.
Elles favorisent l’inclusion si le «déjà-là» des langues et des cultures sert de tremplin pour les nouvelles acquisitions en classe.
- Le recyclage des langues et des normes est une métaphore intéressante pour faire comprendre le procédé de traitement à l’œuvre au moment de l’apprentissage d’une nouvelle langue et norme.
Tout comme le recyclage classique, il permet de réintroduire certains matériaux, ici linguistiques (transferts) dans la production de nouveaux idiomes. Les unités (matériaux recyclables) comprennent les sons, le lexique, la syntaxe, les genres discursifs (raconter, expliquer, décrire, argumenter), le mimo-gestuel, etc.
- Des événements comme la semaine des langues permettent d’élaborer un projet concret permettant de créer une passerelle entre le monde de la maison et celui et de l’école, en prenant appui sur les langues des familles.
Pour aller plus loin, télécharger les recommandations issues de la synthèse :