Qu’est-ce que la métacognition ?
La cognition désigne l’ensemble des mécanismes qui permettent de percevoir, d’apprendre, de se rappeler et de raisonner. La métacognition désigne les processus qui contrôlent et évaluent la cognition.
Leur fonction est de réguler l’attention, de choisir ou de modifier les buts d’apprentissage, de détecter et de corriger les erreurs. Une part importante de ce contrôle est liée à des sentiments métacognitifs, qui émergent avant, pendant et après une tâche.
À l’école, la métacognition joue un rôle central dans l’autorégulation des apprentissages : l’élève se fixe un but, adopte une stratégie, en suit la mise en œuvre, évalue son progrès et ajuste son effort. Elle contribue ainsi à une implication plus active et plus consciente dans les apprentissages.
Le glossaire de la métacognition recense les termes et concepts métacognitifs clés, en offrant des explications théoriques, des gestes professionnels concrets et une bibliographie pour chaque entrée.
Pourquoi est-ce important d’en parler en classe ?
La métacognition est au cœur de l’engagement des élèves dans les apprentissages. Une régulation métacognitive efficace favorise l’engagement avec confiance, tandis qu’une régulation insuffisante peut conduire à l’évitement, au découragement, voire au décrochage.
La réussite scolaire dépend aussi de la manière dont l’élève évalue ses chances de réussir, de l’effort qu’il pense devoir fournir, et du sens qu’il attribue à l’activité. Le sentiment d’efficacité personnelle, les représentations de soi et le contexte dans lequel l’activité est proposée influencent directement la motivation et l’effort engagé.
Les stéréotypes sociaux et les stéréotypes de genre peuvent également peser sur la confiance en soi et sur la manière dont l’élève se représente ce qui est “pour lui” ou “pour elle”. Travailler la métacognition en classe, c’est donc aussi aider les élèves à mieux réguler leur engagement et leur effort.
Quels gestes professionnels pour la développer ?
Avant l’apprentissage :
- Vérifier que les élèves ont les connaissances et les compétences nécessaires pour s’engager dans l’activité, et pour comprendre la relation entre l’exercice proposé et le but d’apprentissage visé.
- Mettre en valeur les enjeux du sujet traité, le lien avec les savoirs déjà acquis et les applications possibles.
- Étayer la capacité des élèves à identifier l’objectif conceptuel ou l’étape de la tâche en cours.
En cours d’apprentissage :
- Présenter les erreurs comme des étapes normales et indispensables de l’apprentissage.
- Permettre aux élèves d’échanger sur les difficultés qu’ils rencontrent.
- Proposer de brefs et fréquents exercices intercalaires non notés.
- Réfléchir collectivement aux stratégies de correction de l’erreur et souligner les progrès réalisés.
Après l’apprentissage :
- Engager les élèves à vérifier et formaliser leurs acquis.
- Interroger les élèves sur ce qui leur a permis de progresser dans l’activité.
- Utiliser des méthodes d’évaluation qui mesurent la compréhension profonde plutôt que la simple rétention d’informations.
- Encourager la rédaction d’un journal des apprentissages, et en faire un support de réflexion sur les stratégies utilisées et les progrès réalisés.
La web-série Les gestes professionnels de l’enseignant illustre en trois épisodes comment mettre en œuvre ces recommandations en classe.
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À consulter :
Le glossaire de la métacognition
Glossaire à destination des formatrices, des formateurs et des équipes éducatives