Cette conférence a été donnée par Charles-Edouard Notredame, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent et professeur à l’Université de Lille, et Carine Simar, enseignante-chercheure à l’Université Clermont Auvergne dans le cadre du cycle Apports de la recherche au service du pilotage des politiques publiques d’éducation, le 20 janvier 2026.
Ce cycle est proposé aux cadres de l’Education nationale par la Direction de l’Encadrement, en collaboration avec le CSEN et la DGESCO.
Résumé
La détérioration de la santé mentale des enfants et des adolescents est au cœur des préoccupations. Convoquant l’école à l’action, elle réactive chez elle des hésitations – si ce n’est des débats – quant au rôle et à la posture adopter : au-delà de son rôle d’instruction et d’éducation, peut-on attendre d’elle qu’elle promeuve le bien-être ? Qu’elle prévienne les détresses ? Qu’elle repère et qu’elle oriente les troubles de santé mentale ?
Dans un souci d’efficacité, Charles-Edouard Notredame, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent proposera une voie tierce pour penser la question – une approche qu’il conçoit comme une voie de conciliation entre les missions de l’Éducation nationale en matière d’apprentissages, d’éducation et de santé mentale des élèves. Carine Simar, enseignante chercheuse, nourrira la réflexion avec les apports de la recherche sur les pratiques efficaces pour implanter des politiques à la croisée des sciences de l’éducation et de la santé publique.
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Questions/réponses
Charles-Edouard Notredame : C’est une question très actuelle. Je pense qu’il faut faire attention, évidemment cela joue un un rôle, maintenant je pense qu’il faut toujours faire attention à appréhender les problématiques avec parcimonie et avec une exigence scientifique.
Une fois qu’on a dit que les réseaux sociaux sont vecteurs potentiellement d’insécurisation, maintenant il faut voir :
Premièrement, qu’est-ce qui existe sur les réseaux sociaux, qu’est-ce qui est fait en face sur les réseaux sociaux, qui existe par ailleurs, en dehors des réseaux sociaux ?
Deuxièmement, aujourd’hui il n’y a pas d’études, je vais nuancer tout de suite, mais qui montrent les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’effet, mais en tout cas les tailles d’effet sur la santé mentale dans les études ne sont pas flagrantes aujourd’hui, contrairement à certains propos qui sont renus. Et puis, ça dépend de quoi on parle, de quels usages, de comment est-ce qu’on les utilise, etc.
Donc évidemment les réseaux sociaux peuvent avoir un rôle, mais ça peut avoir un rôle dans les deux sens, c’est-à-dire que s’il y a un usage qui est très circonscrit, maîtrisé dans un certain cadre, la possibilité d’avoir des stratégies de coping, de régulation justement émotionnelle, avec les pairs en discutant, avec les collègues, « tiens je suis dégoûté d’avoir eu mon 7 sur 7 et demi » dans un groupe WhatsApp. Ça peut contribuer à réguler.
Après cela a vraiment des limites, parce qu’évidemment il y a le cyberharcèlement, c’est une catastrophe absolue pour l’internalisation des éléments d’insécurité, que tout fait un peu effet en face.
Surtout ce que j’ai l’habitude de dire, c’est que pour les petites expressions de détresse, c’est-à-dire quand on est en zone verte, ça marche bien les réseaux sociaux. « J’ai eu une sale journée aujourd’hui », derrière vous allez facilement avoir des « t’inquiète pas poule, ça va aller », « petit cœur qui pouce », etc. Si vous dites d’un coup, et ça les études le montrent, si vous dites d’un coup « j’ai des idées suicidaires », là tout à coup, vous aurez tantôt certains qui vont dire « non mais il ne faut pas dire ça », d’autres qui vont encourager au suicide, et d’autres qui ne vont rien dire, qui vont te nuire.
En fait, ce qui va se passer, c’est qu’il y a une désorganisation. Cette désorganisation existe de la même manière sur les réseaux sociaux et en dehors des réseaux sociaux. Vous n’allez pas dire dans n’importe quel espace à l’école « au fait j’ai des idées suicidaires » parce que tout le monde va se désorganiser. Sauf que sur les réseaux sociaux vous allez oser le faire. Et donc la conséquence de ça, c’est que finalement vous allez vous affilier sur les réseaux sociaux avec les personnes qui vous ressemblent, et avec qui vous allez pouvoir parler de vos idées suicidaires.
Et donc on parle beaucoup des algorithmes qui font des boucles. Mais il n’y a pas que les algorithmes. Le fait qu’on s’affilie les uns les autres, c’est ce qu’on appelle le suicide aux causes. Le fait qu’on s’affilie les uns les autres et qu’on partage du contenu commun, ça fait qu’il y a ce sentiment d’appartenance qui joue très fort, mais en même temps des redondances en forme de corromination. Certes, la régulation des réseaux sociaux est nécessaire. Certes, possiblement, l’interdiction ne serait pas là-dessus aujourd’hui en tout cas. Mais en tout cas, ce qui traverse un peu nos deux interventions, c’est la question du lien social.
Le réseau social, ça a été une magnifique promesse au début du lien social. Une promesse qui a été trahie par les logiques de prédation commerciales et qu’aujourd’hui, les jeunes, d’une manière générale, se sentent seuls. Il y a un vrai gros problème de lien social.
Carine Simard : Cette question, elle est d’autant plus importante que de mon point de vue, elle fait appel à la littératie numérique des jeunes à l’heure actuelle. Et donc, effectivement, l’effet, l’impact, l’efficacité va être très différent en fonction de sa littératie numérique.
On voit effectivement que beaucoup s’isolent, d’autant plus en utilisant les réseaux sociaux parce qu’ils n’ont pas les compétences. Ils n’ont pas suffisamment développé les compétences pour être habiles dans les relations avec le numérique. Et donc, ça crée une distance sociale qui est encore plus forte. Et donc, on a effectivement non seulement des conflits à gérer, qui sont de nature « qu’on n’imaginerait même pas ».
Et puis, ça affaiblit également leur estime d’eux-mêmes, parce qu’ils se retrouvent eux-mêmes en difficulté pour interagir via les réseaux sociaux parce qu’ils ont une littératie numérique qui est relativement faible.
Donc, voilà, je soulignerais effectivement juste le lien qu’il y a entre littératie numérique et littératie en santé.
Charles-Edouard Notredame : L’approche développementale, elle nous empêche toute approche instrumentale, pas instrumentalisée, mais instrumentale, de la notion de santé. C’est-à-dire qu’on ne peut pas appréhender la problématique par un petit bout, avec un programme, par exemple. C’est nécessairement une approche globale. La stratégie de coping, vous pouvez travailler dessus, effectivement. Donc, stratégie de coping, stratégie à faire face, vous comprenez que vous pouvez travailler dessus.
Effectivement, on pourrait se dire, on n’a qu’à déployer les CPS. Excellente idée. De base, excellente idée. On va venir travailler les capacités cognitives, émotionnelles, comportementales. Émotionnelles, réguler ses émotions, savoir pointer son émotion, verbaliser son émotion, la partager au niveau comportemental, réduire l’impulsivité en maîtrisant son comportement, en régulant son comportement. Au niveau cognitif, essayer de développer les compétences cognitives prosociales, c’est-à-dire ce qu’on appelle la métacognition, penser à sa propre pensée. La théorie de l’esprit, essayer d’imaginer ce qu’il y a dans la tête de quelqu’un d’autre.
On peut apprendre ça. Mais faire tout ça, c’est ce que j’espère que les jeunes puissent faire quand je les rencontre dans mon cabinet de pédopsychiatrie. Et en réalité, je sais qu’ils peuvent faire ça quand ils ont un développement qui est relativement intègre. Et je sais très bien qu’un jeune qui se fait taper dessus ne sera pas capable de faire ça. Il ne sera pas capable de faire ça parce que son mode d’existence, lui, c’est de survivre. Et donc, ce sera beaucoup plus fonctionnel pour lui et adapté que d’être impulsif pour tout de suite se barrer, d’être attentif aux signaux de détresse pour tout de suite réagir, d’être dans un mode beaucoup plus de fuite ou d’attaque pour éventuellement se soustraire au danger. Et je sais qu’un jeune qui aura hérité de ce passif-là va garder ça à l’intérieur de lui. Donc, il va falloir travailler aussi la sécurisation affective.
Pour le dire autrement, c’est le développement global du jeune qu’il faut soutenir. On ne peut pas se permettre, en tout cas moi, quand je suis pédopsychiatre, je ne suis pas capable de dire vous ferez ça. Très souvent, les parents demandent : Qu’est-ce qu’on doit faire ? Et je les déçois parce que je leur dis je n’en sais rien. Soyez parents. Et puis nous, on va vous accompagner effectivement pour voir comment est-ce qu’on peut sécuriser votre jeune. Essayer de casser certains cercles vicieux qui se mettent en place. Essayez de les doter d’outils éventuellement. Mais on ne peut jamais prendre par un bout.
C’est pour ça que j’insiste beaucoup sur cette notion de développement mental. C’est qu’elle oblige, elle interdit les approches parcellisées, instrumentales. Elle est obligée au global.
Carine Simard : Il faut rappeler justement le rôle clé de l’école. C’est-à-dire qu’elle est là pour tous les élèves. On sait que plus on réussira à renforcer ces compétences très tôt pour tous, bien évidemment, plus ça aura une efficacité et un impact. Sans oublier que l’école, c’est un déterminant. On l’a revu parmi plein d’autres.
Et que l’école ne peut pas tout non plus, bien évidemment. C’est là où il faut prendre le relais en termes de services et en termes de professionnels dédiés. On a bien réécrit aussi dernièrement, sur le fait que renforcer les CPS, c’est bien évidemment à l’échelle de pratique, mais c’est également à l’échelle de l’environnement et avec une organisation, bien évidemment, qui soit adaptée par rapport au sens et à l’efficacité, à l’impact que ces stratégies pourraient avoir.
Carine Simard : La cohérence également à avoir parmi les autres milieux au sein duquel gravite le jeune. Oui, ça paraît logique de mettre ensemble, si on met cette stratégie en place, il faut pouvoir la mettre dans le temps scolaire, mais aussi dans les temps péri- et extrascolaires, pour avoir une vraie cohérence d’ensemble de tous les temps de l’enfant.
Et encore une fois aussi, les travaux scientifiques vont dans votre sens. Vous savez qu’à l’heure actuelle, on a cette démarche d’écoles promotrices de santé, de promotion de la santé appliquée à milieux, se retrouve également dans d’autres milieux. On parle d’universités promotrices de santé, on parle de PJJ promotrices de santé, on parle de clubs promoteurs de santé. C’est également le cas du côté de l’éducation populaire. Donc, en fait, on sait que ce virage, il est déjà aussi largement entamé par d’autres structures et d’autres milieux au sein duquel gravite les jeunes. Et effectivement, c’est bien évidemment une démarche qui est promue, qui est déjà à l’œuvre et qui montre déjà des résultats et une efficacité, en tout cas sur le plan scientifique. Ça, c’est le premier élément.
Le deuxième élément, alors, par contre, je n’ai pas de travaux de référence sur le coût, implantation, etc. de la démarche. Par contre, un témoignage sur ce que je perçois dans la transformation des écoles que je peux accompagner au quotidien ou dans d’autres milieux, on voit que le premier élément, il est avant tout, effectivement, d’arriver à convaincre, de plaidoyer et de renforcer la légitimité des acteurs. Et bien souvent, encore une fois, parce que la santé, elle s’est construite comme ça dans notre société française, c’est une histoire qui prend sa racine dans la pathologie, le soin, etc., qui fait que beaucoup d’acteurs ne se sentent pas légitimes. Et la première des choses, bien évidemment, à faire, c’est de renforcer la légitimité, l’intérêt, le sentiment de compétence des acteurs.
Et ça, c’est quelque chose, en tout cas, qui se travaille assez rapidement à partir du moment où on a redéfini, encore une fois, ce qu’était la santé, ce qu’étaient les déterminants de santé et dans quelle mesure, en tout cas, chaque acteur pouvait avoir une forme de légitimité et de compétence autour de ces éléments-là. Parce que si vous regardez les référentiels des compétences des acteurs que vous citez, c’est déjà inscrit dans leur référentiel de compétence, plus ou moins de façon explicite. Si l’on prend celui du travailleur social, c’est inscrit dedans. Si on prend le référentiel de compétence de l’éducateur populaire, c’est inscrit dedans. Par contre, est-ce que c’est complètement travaillé en formation ? Est-ce que c’est explicite pour tous ? Et est-ce que tout se sent légitime autour de ça ? Est-ce que ça se retrouve, en fait, dans chaque organisation ? Pas nécessairement et pas encore, bien évidemment.
Ce que nous avons testé dans le 15, à travers le dispositif Allianz, c’est effectivement pour enclencher cette démarche-là. On a essayé d’avoir des temps de formation qui soient partagés, milieu scolaire et autres institutions, de manière à créer cette culture commune à l’échelle du territoire et permettre une transformation, en tout cas, plus rapide des environnements de vie des jeunes, des élèves, en l’occurrence. Et donc, ça n’a pas demandé, ou nécessité, entre guillemets, énormément de moyens, si ce n’est qu’une synchronisation, des calendriers, une mise à l’agenda de chaque côté.
Voilà, juste pour un témoignage et un partage d’expérience.
Charles-Edouard Notredame : La boutade aurait été de dire que l’école donne des idées suicidaires, mais ce n’est évidemment pas ça le sujet. Je vous rassure tout de suite. En tout cas, on ne peut certainement pas faire rien.
C’est très vrai, on l’observe. Et puis d’ailleurs, il n’y a pas que les idées suicidaires qui sont calées. Ce ne sont déjà pas que les passages aux urgences, ce sont les idées suicidaires, mais aussi toute l’activité de la pédopsychiatrie est calée aussi sur ces rythmes-là, c’est-à-dire qu’on observe très fréquemment un recruté sans activité en pédopsychiatrie ou des idées suicidaires aux rentrées scolaires.
Alors pourquoi ? Probablement parce que l’intégralité de la vie, du développement d’un enfant et surtout d’un adolescent est orientée vers l’intégration à la société en tant qu’individu à part entière et que, évidemment, la vie sociale est pleine de chausse-trapes, de difficultés, d’obstacles, et qu’il faut pouvoir s’y adapter. C’est vraiment la ligne de fuite de l’enfant et de l’adolescent, c’est de pouvoir s’intégrer à la société.
Le meilleur laboratoire de la société, c’est l’école, évidemment, et c’est à l’école que se concentrent tous les défis que la société peut présenter à un individu, à un enfant ou à un adolescent. Le rapport à la performance et au savoir, le rapport aux autres, à la hiérarchie sociale, l’adversité qui est propre aux espaces sociaux tels que les moqueries, le harcèlement, tout est concentré à cet endroit-là et normalement, à la maison, ça doit être un safe place dans lequel on doit pouvoir se ressourcer. Ceux qui ne vont pas bien, les jeunes qui ont des idées suicidaires, souvent, à la maison, ce n’est pas un safe place et du coup, ils n’ont pas ce parachute-là, ce matelas à la maison qui leur permet d’essuyer potentiellement les chocs qu’ils peuvent avoir à l’école.
En fait, c’est comme si, vous ne pouvez pas recharger, de revenir un peu sur des histoires de vie un peu plus lentes à l’école et qu’ils étaient confrontés comme ça brutalement à l’environnement scolaire. Il y a ce double pendant, à la fois à l’école et à la fois à la maison. Et donc, à chaque rentrée scolaire, on se rejette dans le grand bain de l’espace social, d’où un argument encore supplémentaire peut-être pour avoir une amélioration du climat scolaire, de la lutte contre le harcèlement, etc.
Charles Edouard Notredame :
Malheureusement, l’an dernier, nous avons recensé 136 tentatives de suicides et 3 décès en milieu scolaire, l’accompagnement tant des élèves que des personnes reste complexe, malgré l’existence de dispositifs auxquels nous adhérons, notamment Papageno.
Je vais vous répondre sur la postvention collective. La survenue d’un suicide dans une organisation, quelle qu’elle soit, et a fortiori dans un établissement scolaire, c’est un réel traumatisme individuel et collectif. C’est un facteur de désorganisation profonde d’une institution, à tous les étages, public concerné, professionnel, encadrement.
La seule manière qu’on a à peu près de gérer ces situations-là, le moins mal possible, je dis bien le moins mal possible, c’est d’anticiper la survenue de ces complications. La métaphore que je prends souvent, c’est celle de la césarienne. A priori, il n’y a pas grand-chose à voir. Quand vous allez dans un service d’obstétrique, et que tout à coup, le nouveau-né commence à faire une souffrance fœtale, le rythme cardiaque diminue, etc., là, il y a quelqu’un qui va dire, césarienne, code rouge.
À partir de ce moment-là, c’est comme sur du papier à musique. Tout le monde sait exactement, au millimètre près, ce qu’il doit faire, comment il doit le faire, à quel moment. Ce qui est fondamental, ce n’est pas seulement les actions qui sont mises en œuvre, c’est l’effort de réorganisation d’une institution qui se désorganise, qui se met en ordre de marche, de manière structurée, coordonnée et organisée. C’est l’effet de contenance collective du caractère organisé qui permet de maintenir une certaine forme de cap.
Ce qui est délétère pour une organisation, c’est la désorganisation qui, ensuite, s’enkyste. La seule manière de le faire, c’est de le prévoir. Et comment est-ce qu’on le prévoit ? On le prévoit en mettant en place des plans de postvention.
Ça tombe bien, il y a des plans qui sont fondés sur les preuves, qui sont evidence-based, qui nous viennent essentiellement du Québec, que le programme Papagego a traduit et adapté en France. Il a été déployé, à ma connaissance, dans deux académies, Académie de Lille et Académie d’Amiens, avec, honnêtement, plutôt des bons retours de ce qu’on en a pour le moment. Et ça a un facteur de résilience important, parce que moi, j’ai été très marqué par le moment où il y a eu l’attentat à Arras.
Et il nous a été renvoyé que la mise en place de ce plan de postvention, qui traitait du suicide, spécifiquement, a été un facteur de résilience, y compris après la survenue de l’attentat, parce que ça a permis, effectivement, de se rassembler, d’anticiper.
Carine Simar : Alors, nous avons travaillé sur la question des transitions, mais sur cette question du coup spécifique, je n’ai pas non plus l’effet scientifique nécessaire pour apporter une réponse précise et claire autour de ça.
On a certains éléments sur la scolarisation précoce. On sait que c’est surtout un choix dans certains contextes et cadres, compte-tenu des inégalités sociales et de santé, sur le nombre de mots connus par exemple. Mais ces éléments ne sont pas suffisamment précis pour répondre à votre question.
Pour aller plus loin
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