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Résumé

À l’adolescence, le coucher devient plus tardif en raison d’un retard de phase physiologique.

L’usage des écrans le soir y contribue mais ne suffit pas à expliquer à lui seul ce décalage. Or, en raison des horaires de début de cours, les adolescents sont en dette chronique de sommeil, alors que nous savons que celui-ci est étroitement lié aux performances cognitives et à la régulation émotionnelle.

Les études vont dans le même sens : changer l’heure de début des cours permet d’améliorer la durée du sommeil, et par conséquent le bien-être et les résultats scolaires des élèves. Il s’agit donc aujourd’hui de l’une des recommandations fondées sur les données issues des sciences du sommeil, de la chronobiologie et de la psychologie du développement, les plus robustes en matière de santé publique et de politique éducative.

Rédigée par Stéphanie Mazza, Eve Reynaud, Alexandre Grellet, Marc Gurgand, Adrien Pawlik et Amandine Rey.

Les points à retenir

 

  • À l’adolescence, le coucher est plus tardif en raison d’un retard de phase physiologique
  • Les adolescents sont en dette chronique de sommeil en raison des horaires de début de cours. L’usage des écrans le soir retarde également l’endormissement
  • Le temps de sommeil est étroitement relié aux performances scolaires et à la régulation comportementale et émotionnelle. Le manque de sommeil n’a pas besoin d’être massif pour provoquer des troubles
  • Les études confirment que changer l’heure de début des cours permet d’améliorer la durée du sommeil, et de nombreux indicateurs de bien-être et de réussite scolaire
  • Sensibiliser les adolescents à leurs rythmes biologiques pourrait par ailleurs s’avérer plus efficace que de se limiter exclusivement à la réduction du temps passé sur les écrans.

Les recommandations pour le pilotage

 

  • Une réflexion à grande échelle pourrait être engagée pour retarder le début des enseignements (en réduisant par exemple les heures sans activité pendant la journée)
  • Le CSEN recommande également de renforcer l’enseignement du sommeil, sans oublier la formation initiale et continue intercatégorielle à tous les degrés.

Lire la note du CSEN et d’IDEE

 

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